L’enfant violent – Bastet

Certains jeunes enfants ont tendance à réagir à certaines situations par des comportements violents. Étant moi-même confrontée à ce problème, je vais tenter de vous expliquer mon point de vue sur la question.

Cette phase est en fait plutôt très courante. De nombreux parents sont confrontés à ça. Non, ça ne veut pas dire que l’enfant est frappé. Non ça ne veut pas dire non plus qu’il est témoin de violences…

L’enfant frappe pour différentes raisons. Il y a plusieurs «profils» de bambins frappeurs ^^

Certains enfants frappent parce qu’ils ne savent pas comment dire «non» à un autre enfant trop démonstratif, d’autres, pour entrer en contact. Dans ces cas-là, il faut apprendre à l’enfant comment faire, comment dire non, comment dire bonjour, apporter un jouet ou faire un petit câlin.

D’autres encore frappent parce qu’ils ne comprennent pas que les autres ne respectent pas à la lettre leurs envies.

En ce qui concerne ma fille, et je pense que c’est assez répandu, je remarque que bien souvent, c’est un problème de «propriété». Un jouet qu’elle voudrait accaparer, ou l’enfant lui-même sur qui elle pense avoir des droits. Les câlins refusés génèrent bien souvent des coups de griffes…

Dans ces deux derniers cas, la solution est d’accompagner l’enfant lors de ses contacts avec les autres (garder notre main sur la sienne, afin d’avoir le temps d’intervenir) tout en lui répétant qu’il ne peut pas faire ça, qu’avec les mains on fait des caresses et que si une personne refuse quelque chose, elle en a le droit et qu’on doit respecter ça.

Le dilemme est de donner suffisamment d’importance à ça, sans en donner trop. L’empêcher d’approcher les enfants, s’inquiéter préventivement ou se fâcher sont des attitudes qui risquent non seulement de culpabiliser, mais aussi de lui coller une étiquette et de l’enfermer dans le rôle de «l’enfant violent» ce qui non seulement ferait durer le problème, mais risquerait d’en causer d’autres.

Je suis partisane de la valorisation des comportements positifs plutôt que de pointer du doigt ce qui ne va pas. Quand on me dit «super, ça me fait plaisir que tu aies pensé à faire ça !» j’ai envie de continuer. Quand on me rabâche que j’ai ENCORE oublié de faire ça, ça m’agace…

Je pense qu’il est primordial de rappeler que l’empathie n’est pas complète avant minimum 3 ans. L’enfant «violent» ne veut pas faire mal à l’autre. Cela peut être perturbant pour nous qui voyons parfois que l’enfant recherche une réaction (pleurs de l’autre, colère des parents,…) et nous assimilons cela à une envie de faire mal, mais ce n’est pas le cas.

L’enfant a besoin d’être compris et d’apprendre les comportements socialement acceptables mais pas d’être jugé ou disputé !

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