La diversification alimentaire classique – BASTET

La diversification alimentaire

QUAND ?

Tant pour les bébés allaités que pour les bébés recevant des préparations de lait maternisé, la diversification doit avoir lieu aux alentours de la moitié de la première année, avec un minimum de 4 mois :

« Les recommandations officielles ne prennent pas en compte les différences possibles entre l’enfant qui reçoit tout son lait au sein et celui qui est nourri aux préparations pour nourrissons à base de lait de vache » (Leche League)

« Introduire trop tôt les solides consiste à remplacer un aliment complet par quelque chose de qualité inférieure, plus coûteux en argent et en temps de préparation, pouvant être contaminé et induire des infections microbiennes et des diarrhées, et que le système digestif de l’enfant n’est pas prêt à assimiler. » (Leche League)

« Une diversification précoce n’est plus justifiée sur le plan nutritionnel et peut, si elle a lieu avant l’âge de 4 mois, favoriser l’apparition d’allergies (dermatites atopiques ou autres symptômes d’allergies). La diversification répond avant tout à une modification des besoins nutritionnels et à la maturation des systèmes digestifs et rénaux. Le développement psychomoteur de l’enfant devra lui permettre de tenir sa tête droite, de rentrer sa langue et de la creuser pour accueillir la cuillère. »

(Brochure de l’office nationale de l’enfance)

Pour les bébés ALLAITÉS exclusivement, « l’allaitement […] permet une croissance normale au moins jusqu’à l’âge de 6 mois. Il n’y a donc pas de raison d’introduire d’autres aliments avant cet âge, comme l’OMS le recommande, en insistant sur le fait que l’allaitement maternel peut être poursuivi jusqu’à l’âge de 2 ans ou même davantage, selon les souhaits de la mère, à condition d’être complété par la diversification alimentaire à partir de l’âge de 6 mois ». (Leche League)

« Le lait maternel est aussi une source importante d’énergie et de nutriments pour les enfants de 6 à 23 mois : il peut fournir la moitié ou plus des besoins énergétiques de l’enfant de 6 à 12 mois, et le tiers des besoins énergétiques de l’enfant de 12 à 24 mois. » (OMS)

COMMENT ?

« L’OMS recommande d’introduire d’autres aliments, en plus du lait, à partir de l’âge de six mois (180 jours). Ces aliments seront donnés deux à trois fois par jour entre 6 et 8 mois, puis systématiquement trois à quatre fois par jour entre 9 et 11 mois. Entre 12 et 24 mois, on donne aux enfants trois à quatre repas et deux encas nutritifs à la demande entre les repas. L’apport nutritif doit être suffisant, ce qui veut dire comporter suffisamment de calories, de protéines et de nutriments pour couvrir les besoins nutritionnels d’un enfant qui grandit. Les aliments doivent être préparés et donnés dans de bonnes conditions d’hygiène pour réduire le plus possible les risques de contamination. Pour nourrir un enfant, il faut s’impliquer activement et le stimuler afin de l’encourager à manger. » (OMS)

Tableau récapitulatif de la quantité d’aliments à donner (pour bébés allaités ET recevant des préparations lactées : « Si le nourrisson n’est pas allaité, ajouter 1 à 2 tasses de lait et 1 à 2 encas par jour. » :

Âge Texture Fréquence Quantité par repas
De 6 à 8 mois Commencer avec des bouillies épaisses ou des aliments réduits en bouillie. Continuer avec de la nourriture familiale en purée. 2 fois par jour et tétées fréquentes.

2 encas peuvent être proposés à la demande.

2 à 3 cuillers à soupe pour commencer. Augmenter régulièrement jusqu’à 2/3 d’une tasse de 250 ml à chaque repas.
De 9 à 11 mois Aliments hachés ou réduits en purée, aliments que l’enfant peut saisir. 3 à 4 repas plus des tétées. Plus 1 à 2 encas à la demande. 1/2 bol de 250 ml.
De 12 à 23 mois Nourriture familiale, coupée menu, hachée ou réduite en purée si nécessaire. 3 à 4 repas plus 2 encas à la demande entre les repas plus les tétées. 3/4 ou un bol entier de 250 ml.

(OMS)

QUOI ?

« On sait que l’habitude française est de commencer par des légumes et des fruits en purée ou compote plus ou moins fluide. Pourtant, les données récentes montrent que les premiers facteurs limitants du lait maternel sont le fer et le zinc. Ces deux éléments sont présents dans la viande et le poisson. » (Leche League)

« Il n’y a pas de preuve scientifique convaincante qu’une éviction ou une introduction retardée d’aliments potentiellement allergéniques tels que le poisson ou l’œuf réduit l’allergie, tant chez les nourrissons considérés comme ayant un risque de développement allergique augmenté que chez ceux qui ne sont pas considérés à risque » (European Society of Pædiatric Gastroenterology)

Tableau récapitulatif des aliments à introduire en fonction de l’âge de l’enfant (Carnet de santé français)

Lien du tableau

À noter qu’en cas d’allaitement, donner de l’eau n’est pas nécessaire, voire peut être dangereux : « Les chercheurs concluent que les enfants exclusivement allaités [donc ne recevant pas d’eau] peuvent maintenir leur équilibre liquidien pendant l’été. Dans les pays en voie de développement, donner de l’eau aux bébés représente un facteur de risque important à cause des contaminations par des bactéries entéropathogènes, et des interférences avec l’allaitement maternel. Au contraire, une perte d’apports caloriques de 8 à 10 % a été constatée chez les enfants recevant des suppléments d’eau. » (Leche League)

Références :

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs342/fr/

http://www.who.int/features/qa/21/fr/

https://www.lllfrance.org/1250-diversification-alimentaire

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fondsdocumentaire/allaiter-aujourd-hui-extraits/1589

https://lllfrance.org/vous-informer/des-etudes/1078- supplementation-en-eau-de-bebes-exclusivement-allaites pendant-la-periode-estivale-sous-les-tropiques

Carnet de Santé français Brochure « Chouette, on passe à table », de l’Office Nationale de l’Enfance

 

-BASTET-

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